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Ils, elles font les Chaprais : galerie de portraits

M. Ponçot, M. Compagne, Pierre et Colette Zellvègre, Valérie Hincelin, le directeur du Supermarché Casino, Daniel Perrot, M. Bernard Deray, Christine Relange, Jean François Moine, Claude Guinchard, famille Guglielmetti, Gérard Thibord, François Lacaille, Annaïck Le Scouezec, Chantal et René Chevillard, Boulanger d'Au pain d'antan , Maryse Rémond, Colette Masson, Guy Pothier, Françoise Jeannier, Yann Parriaux, Florence Imbach, André Bonvalot, les David, Jérôme et Lydie de la Royale, Michel Vieillard, Dominique Aliotti, Dominique Calame, Denis Arbey, Elisabeth Gerl, Martine et Franck de la Poissonnerie Nouvelle Vague à suivre

 

 

Gérard Thibord, responsable syndical

 

 

Interview réalisée le 10 avril 2008

 
Depuis quand êtes vous dans le quartier des Chaprais ? Je suis originaire de Troyes, je suis arrivé en Franche Comté en 1980 et nous sommes dans le quartier depuis une vingtaine d’années, pour se rapprocher de la gare.
Etre responsable syndical, cela veut dire quoi concrètement ?

Je suis permanent à la CFDT, responsable du secteur interprofessionnel de Besançon-Pontarlier. Cela veut dire que j’ai plusieurs tâches : je dois accueillir les syndicats professionnels et leur offrir de bonnes conditions d’action, je dois les mettre en relation les uns avec les autres pour faciliter la coordination des actions, je dois accueillir les salariés qui se présentent individuellement et les orienter vers le syndicat de leur secteur. Je suis aussi l’interlocuteur des pouvoirs publics et des employeurs. Je représente la CFDT au Conseil économique et social de la région Franche Comté, chargé des questions économiques et de l’emploi.

Quels sont les objectifs actuels de la CFDT ? Défendre le pouvoir d’achat des salariés qui a subi d’importantes pertes, défendre le service public, les retraites. Au niveau local, par exemple, veiller à limiter les ouvertures des commerces le dimanche. Nous sommes pour le maintien de 2 seules ouvertures dans l’année, comme les candidats aux élections municipales s’y sont engagés.
Quelle est l’importance de la CFDT à Besançon ? La CFDT est la première organisation syndicale avec 30 % des voix par exemple lors des élections au Conseil des Prud’hommes, la CGT venant en second avec 20 % et FO en troisième avec 16 %. Notre force est inégalement répartie. Parmi nos points forts, il y a la santé publique et privée (dont le CHU), et les collectivités territoriales. Malgré toutes les fermetures et les suppressions d’emploi, la métallurgie reste un important, le commerce et les services progressent, mais il nous reste à trouver une place dans le secteur des nouvelles technologies qui crée beaucoup d’emplois, mais dans de petites entreprises.
Comment est financée l'organisation syndicale ? Les 3 / 4 des ressources proviennent des cotisations des adhérents. Nous touchons peu de subventions, quelques unes de la ville qui nous prête les locaux, désormais à Planoise, 4 b rue Léonard de Vinci, à la place de l’IRTS. Nous ne touchons rien des patrons, de l’IUMM en particulier !
  Comment devient-on responsable syndical ? Je me suis toujours intéressé aux questions sociales. J’ai commencé ma carrière professionnelle comme professeur dans l’enseignement agricole à Brioude. Je me suis engagé dans la CFDT locale. On m’a fait comprendre que s’intéresser aux autres, c’était bien, mais qu’il fallait aussi s’occuper de l’action syndicale dans sa profession. J’ai passé le concours d’animateur socio-culturel de l’enseignement agricole. En Franche Comté, puis au niveau national, je suis devenu responsable du secteur.
Cette activité semble très prenante, laisse-t-elle une place à la vie de famille et aux loisirs ? Jusqu’en 2001, je devais aller très souvent à Paris, j’avais peu de loisirs. Depuis, je n’ai plus que des responsabilités locales et régionales, cela va mieux. Je vais au cinéma, j’aime faire la cuisine, lire des romans et des journaux, faire des randonnées. Mais c’est vrai, c’est un souci permanent, et avec les moyens modernes (téléphone mobile et internet), on peut être joint rapidement..
A titre personnel, quel avis sur le quartier des Chaprais ? Le commerce indépendant de la rue de Belfort semble assez bien résister, mieux que celui de la rue Battant par exemple. Mais il y a des signes inquiétants dans d’autres rues du quartier, les artisans ferment définitivement ou s’en vont ailleurs faute de places de stationnement parfois. Pour la circulation, ce qui me sidère, c’est le nombre de bus qui se suivent place Flore. Pourquoi doivent-ils tous passer en même temps par les mêmes rues ? Pourquoi faut-il faire passer la plupart des bus par le centre ville ? Pourquoi pas de liaison directe entre la gare et Planoise par exemple ? En ce qui concerne la gare Viotte, il est à craindre que les aménagements indispensables ne soient pas faits à temps, lorsque la ligne TGV arrivera à Auxon.

Si vous voulez proposer

d'autres portraits Dominique Bonnet en parle dans son blog
besanconinfo.blogspirit.com du 21.12.07

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