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Ils, elles font les Chaprais : galerie de portraits

M. Ponçot, M. Compagne, Pierre et Colette Zellvègre, Valérie Hincelin, le directeur du Supermarché Casino, Daniel Perrot, M. Bernard Deray, Christine Relange, Jean François Moine, Claude Guinchard, famille Guglielmetti, Gérard Thibord, François Lacaille, Annaïck Le Scouezec, Chantal et René Chevillard, Boulanger d'Au pain d'antan , Maryse Rémond, Colette Masson, Guy Pothier, Françoise Jeannier, Yann Parriaux, Florence Imbach, André Bonvalot, les David, Jérôme et Lydie de la Royale, Michel Vieillard, Dominique Aliotti, Dominique Calame, Denis Arbey, Elisabeth Gerl, Martine et Franck de la Poissonnerie Nouvelle Vague à suivre

Florence Imbach

kinésiologue dans son cabinet au 2 B rue du Cercle

interview réalisée le 18 août 2009, revue et mise en ligne le 19 août
Mai 2010 : Florence Imbach quitte le quartier

Depuis quand êtes-vous dans le quartier ?

 Depuis janvier 2009, je suis installée 2 B rue du Cercle après un passage dans le quartier de la Butte.
Pourquoi êtes-vous venue aux Chaprais ? Je cherchais un endroit accessible, agréable et calme. La rue du Cercle n’est peut-être pas très connue, mais quand je dis que c’est aux Chaprais, près de la rue de Belfort et de la gare, tout le monde sait où c’est.
Etes-vous originaire de Besançon ? Oui, j’ai vécu à Besançon à part un passage à Paris.
Quel a été votre parcours professionnel ? Il a été très atypique. J’ai fait énormément de métiers différents. J’ai commencé par encadrer des enfants et des équipes d’animation durant 10 ans à Besançon et à Paris. Il s’agissait de centres de loisirs et de centres aérés. Puis, j’ai rejoint le monde de l’entreprise. J’ai été assistante commerciale et VRP dans la vente de pneus puis le traitement de l’eau, etc. Dans ce milieu pas très féminin (2 femmes sur 100 !), j’ai appris les qualités d’écoute et d’accueil des clients. Ensuite, durant 5 ans, j’ai fait du secrétariat et de la comptabilité. Avant mon retour à Besançon, j’ai suivi une formation d’informatique (la PAO). Je suis même devenue formatrice pendant 10 ans. Et je me suis rendue compte que ce qui m’intéressait, ce n’était pas tellement l’ordinateur, mais les gens qui étaient derrière.
Maintenant vous êtes kinésiologue, comment se forme-t-on à cette profession ?

Il faut passer par une des 7 ou 8 écoles spécialisées répertoriée par la FFKS (fédération). Personnellement durant 3 ans, j’ai suivi la formation de l’IFKA à Grenoble, Chambéry et Paris. Bien sûr, la formation initiale ne suffit pas, il faut continuer. Mon expérience passée dans différents métiers m’est assez utile. Je sais ce que c’est que la vie d’un employé municipal, d’un commercial, d’un informaticien, d’un chef d’entreprise voire d’un routier etc. !

En quoi consiste la kinésiologie ? S’agit-il d’une profession de santé ? ou encore d’une forme de coaching ? La kinésiologie permet d’identifier et de réduire les tensions infligées par le stress. Par des exercices appropriés, la circulation de l’énergie dans le corps est libérée et réactivée.
C’est une profession assez nouvelle, difficile à classer. Evidemment, cela a rapport avec la santé. Si être en bonne santé, cela veut dire que tout va bien, c’est ce qu’on recherche. Mais, il ne s’agit pas de soigner pour traiter une maladie.
Au lieu de coaching, je préfère parler d’accompagner la personne pour l’aider à identifier l’origine de son malaise et d’agir pour atteindre un objectif et développer son potentiel.
Peut-on dire que cette activité participe à une remise en cause de la médecine traditionnelle ? Non, je ne dirais pas cela. Comme dans tous les métiers, il y a de bons médecins et de moins bons. Parfois l’être humain, dans sa totalité, est un peu oublié derrière la maladie. Je travaille avec ou à côté de la médecine. Le médecin a appris à diagnostiquer les maladies et à prendre en compte l’urgence et le soin. Je travaille et souhaite travailler en collaboration avec des médecins, des dentistes, des orthophonistes, des médecins du travail, des psychologues, etc.
Quels sont vos clients ? Actuellement, le plus jeune a 3 ans et la plus âgée 75 ans. Différentes professions sont représentées. Il y a davantage de femmes que d’hommes. Cela ne veut pas dire que les hommes n’en aient pas besoin, mais on leur a tellement inculqué l’idée qu’un homme ne pleure pas, ne se plaint pas. Alors pour faire la démarche, il leur faut du courage !
Que pensez-vous du quartier ?

On ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un village et pourtant, on constate que ce n’est pas seulement des rues, il y a une vie. Je suis très sensible aux ambiances et je ressens un quartier vivant, humain. La rue de Belfort est très animée, voire bruyante, mais dès qu’on a tourné dans une des petites rues qui la croisent, on trouve encore de petites maisons, des jardins, des chiens. C’est tranquille, c’est serein.

  Quelles améliorations pourraient être apportées ? Evidemment, mes clients qui viennent en voiture se plaignent de difficultés pour stationner. Moi-même, je ne trouve presque jamais de place à proximité, ce qui n’est pas facile pour décharger des paquets. Le revêtement du sol de la rue devrait être mieux entretenu. Un détail m’ennuie beaucoup, devant chez moi, il y a un gros trou dans le goudron * et dès qu’il pleut, il y a une grosse flaque dans laquelle les clients doivent passer et les voitures éclaboussent ma porte. Les murs sont en cours de ravalement, mais il ne faudrait pas qu’il soient immédiatement salis par des tags !
  * Bravo aux services de la voirie Ils sont devenus très réactifs : dès le vendredi 21, les trous de la rue du Cercle étaient bouchés
 

Si vous voulez proposer

d'autres portraits Dominique Bonnet en parle dans son blog
besanconinfo.blogspirit.com du 21.12.07

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