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Ils, elles font les Chaprais : galerie de portraits

Responsables d'association M. Ponçot, M. Compagne, Valérie Hincelin, M. Bernard Deray, Christine Relange, Jean François Moine, Claude Guinchard, Gérard Thibord
François Lacaille, Annaïck Le Scouezec, Chantal et René Chevillard, Maryse Rémond, Colette Masson, Françoise Jeannier, André Bonvalot, Dominique Aliotti, Jean Pierre Rouillon, Robert Vernet
Commerçants, entrepreneurs

Nathalie épicerie bio, le directeur du Casino, Daniel Perrot, famille Guglielmetti, Boulanger d'Au pain d'antan, Yann Parriaux (BTG), Florence Imbach,
David, Jérôme et Lydie de la Royale
,,,, Martine et Franck de la Poissonnerie Nouvelle Vague, Michaël Vincent (Besac.com), Eric Hans

Artistes et autres

Guy Pothier, Dominique Calame, Pierre et Colette Zellvègre, Denis Arbey, Elisabeth Gerl, Michel Vieillard, Damien Bonnet, Franck Labourier, Maryline Clerget

M Franck Labourier

président de Besancourt

festival de courts métrages

Interview réalisée
le 1° février 2011 et mise en ligne le 2 février

Depuis quand êtes vous installé aux Chaprais ?


Je suis à Besançon depuis 1996 et rue Tristan Bernard depuis 1998. Mais je suis originaire du Haut Jura, de Château des prés précisément.

Quelle est votre activité professionnelle ? 

Je suis professeur de Sciences économiques et sociales au lycée Pergaud.
Est- ce un métier facile ? C'est un métier très intéressant, mais de plus en plus difficile. Le gouvernement veut encore supprimer des postes, il est prévu d'en supprimer encore 9 à la rentrée au lycée Pergaud. On a déjà des classes chargées, les horaires sont réduits, on ne peut plus évaluer les élèves en seconde. Cela devient un peu n'importe quoi !
Avez-vous la possibilité de diversifier votre activité ? Oui, heureusement ! Je participe à l'encadrement d'une classe européenne. Par exemple, nous préparons les échanges avec l'Angleterre. Par ailleurs, je m'occupe de la formation informatique des collègues.
En dehors de votre activité professionnelle, vous avez créé un Festival de courts métrages. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de Besancourt. Ce sera la 4 ° édition qui aura lieu le samedi 26 février 2011. Cela se passera au Kursaal à partir de 10 heures. Pour 3 euros seulement, les spectateurs pourront découvrir autant de films court-métrages francophones qu'ils le souhaitent (une vingtaine s'ils veulent rester toute la journée dans la salle). Les entrées peuvent se faire entre deux films toute la journée.
 Pourquoi ce festival ?

J'ai constaté que dans d'autres régions, il y avait la possibilité pour des passionnés de cinéma (amateurs et professionnels) de se rencontrer, d'échanger leurs réalisations, de les montrer au public. Cela n'existait pas en Franche Comté, j'ai voulu combler cette lacune.

Pour organiser ce festival, vous avez aussi créé une association ? Oui, avec une douzaine de passionnés du cinéma nous avons créé en 2005 une association. Nous recevons chaque année entre cinquante et 90 films et nous en pré-sélectionnons une vingtaine. Ce peut être des fictions ou des documentaires. Cette année, ce sera surtout des fictions, les documentaires reçus ne nous ayant pas tellement emballés.
Quels sont vos critères ? C'est assez subjectif, il faut que cela nous plaise. Chaque film reçu est regardé par au moins 3 personnes. Ne retenir qu'une vingtaine de films n'est pas facile et il nous a fallu écarter plusieurs bonnes fictions pour y parvenir, c'est un peu dur parfois pour les équipes participantes. Mais nous pensons que c'est la seule façon de garder un festival de haute qualité et d'attirer le public. Evidemment, il y a des gens déçus qui nous écrivent. Il y en a même qui nous insultent.
Mais c'est un jury de professionnels qui décerne les prix, le jour du festival. Sauf le prix du public qui résulte du vote des spectateurs.
Vos cinéastes sélectionnés deviennent-ils célèbres ? La réussite n'est pas facile sur ce secteur, mais pourquoi pas ? Lewis Eizykman a été primé 2 fois et il est en train de sortir un long métrage. Christophe Ferru a relancé un projet avec un de ses producteur.
Avez-vous un souhait concernant la reconnaissance de votre festival ?

Oui, ce serait bien que la Région Franche Comté qui subventionne certains films consacre une partie de son aide à des lauréats de Besancourt.

Combien coûte un court métrage ? Un court métrage professionnel peut coûter entre 15 et 20 000 euros, sans payer les acteurs en général. Les amateurs doivent souvent faire avec 2000 euros essentiellement pour le matériel.
A qui est destiné ce festival ? Pas seulement à des spécialistes, il est ouvert aux curieux de l'art en général. Aux amateurs qui veulent se faire plaisir. Plus de 200 personnes ont assisté à la précédente édition, la salle peut en contenir encore plus. Et pour 3 euros l'entrée, il n'y a pas de raison de se priver !

 

Avez-vous réalisé vous même des films ?

Oui, quelques uns en amateur. L'un des premiers de genre un peu fantastique avait été tourné dans la forêt de Bregille avec quelques copains sans moyens financiers mais avec du bon matériel emprunté. Le montage n'avait pas été facile, les logiciels étaient encore peu fiables à l'époque.
En dehors du cinéma, avez-vous d'autres loisirs ? Oui, je suis passionné de littérature. Je viens de terminer le dernier livre du bisontin Yves Ravey Enlèvement avec rançon. J'ai aussi relu La saison des loups de Bernard Clavel juste avant sa mort. Mais je ne me limite pas aux auteurs régionaux, je lis et apprécie surtout les auteurs américains.
Que pensez-vous du quartier des Chaprais ? On a déménagé pour prendre un appartement dans la même rue, c'est que le quartier nous plait. C'est assez tranquille, le commerce n'est pas très éloigné et on est près du centre ville. J'apprécie le Vival à deux pas, ça dépanne. Le tram va passer devant chez nous, on est content, on pourra aller dans la boucle, au lycée Pergaud par le tram.
Qu'est-ce qui pourrait être amélioré ? Il faudrait des pistes cyclables pour éviter aux cyclistes de rouler sur les trottoirs. Il faudrait un minimum de jeux dans la cour de l'école Tristan Bernard, actuellement, il n'y a que du goudron. Ce serait bien de créer un petit parc public aux Vaîtes. C'est vrai que les immeubles sont parfois très serrés, bouchant la vue et la lumière, chacun plongeant chez son voisin. Par ailleurs, des lieux de réunions dans le quartier font défaut. Les membres de l'association Besancourt doivent se réunir chez moi. Patricia fait partie de l'harmonie des Chaprais qui doit répéter dans le quartier de Montrapon.

Autres portraits près de la rue Tristan Bernard

M Michel Vieillard M Compagne Mme Maryse Rémond M Eric Hans directeur de Saint Joseph
 

Si vous voulez proposer

d'autres portraits Dominique Bonnet en parle dans son blog
besanconinfo.blogspirit.com du 21.12.07

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association@chapraisrotonde.fr