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Ils, elles font les Chaprais : galerie de portraits

M. Ponçot, M. Compagne, Pierre et Colette Zellvègre, Valérie Hincelin, le directeur du Supermarché Casino, Daniel Perrot, M. Bernard Deray, Christine Relange, Jean François Moine, Claude Guinchard, famille Guglielmetti, Gérard Thibord, François Lacaille, Annaïck Le Scouezec, Chantal et René Chevillard, Boulanger d'Au pain d'antan , Maryse Rémond, Colette Masson, Guy Pothier, Françoise Jeannier, Yann Parriaux, Florence Imbach, André Bonvalot, les David, Jérôme et Lydie de la Royale, Michel Vieillard, Dominique Aliotti, Dominique Calame, Denis Arbey, Elisabeth Gerl, Martine et Franck de la Poissonnerie Nouvelle Vague à suivre

Pierre et Colette Zellvègre dans l'atelier de peinture

Interview réalisée le 11 décembre 2007

 
Depuis quand êtes-vous dans le quartier ? Moi, Pierre, depuis 1956 et Colette depuis 1946. Elle a hérité de la maison de son grand père qui travaillait comme cheminot (chef de district) au PLM

Actuellement, votre activité principale c’est la peinture, mais quelle était votre activité professionnelle à l’origine ?

Après les 24 mois de service militaire qu’il fallait faire à l’époque de la guerre d’Algérie, je suis devenu instituteur. C’est d’ailleurs dans mon premier poste dans un village près de Sancey que j’ai fait connaissance avec ma femme. J’ai occupé un poste à l’école Paul Bert ce qui m’a permis de connaître beaucoup de gens dans le quartier. Je faisais des projections cinématographiques pour les écoles. Puis je suis devenu conseiller pédagogique pour les activités sportives. Aimant la montagne et le ski, j’ai travaillé à Pontarlier. Colette a exercé différentes professions comme secrétaire puis représentante en matériel de sport, elle était donc souvent sur les routes.

Comment vous est venu ce goût pour la peinture et Courbet en particulier ?

 

 

Par exemple, cette cribleuse de blé, d'après Courbet

J’ai commencé à l’école normale, puis à l’armée en faisant des portraits et des nus. J’ai repris des études aux Beaux Arts. Quant à mon attrait pour Courbet, il est venu d’amis qui habitaient au château de Maisières où il y restait des peintures de Courbet. J’ai travaillé la peinture au couteau et réalisé de nombreuses copies. J’ai fait visiter le musée d’Ornans et est devenu membre de son CA.
A la retraite, j’ai installé mon atelier à Cléron, puis Ornans. Je suis toujours attiré par les vallées de la Loue et de la Brême.

 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le quartier des Chaprais ?

C’est un quartier qui a conservé encore un peu un esprit de clocher, même s’il tend à s’émousser. Les gens se connaissent et la présence de tant de commerces et de services sur place, c’est bien pratique.

Qu’est-ce qui a le plus changé aux Chaprais ?

Ce sont les constructions qui ont poussé partout, ça fait peur. Dans notre jeunesse, il y avait encore des jardins avec 2 grands arbres à la place de l’immeuble du 28 de la rue de la Rotonde, construit dans les années 50. Il y avait encore une ferme aux Cras et une dame venait livrer du lait. Plus récemment, c’est le parc de la propriété Friez avec ses arbres magnifiques qui a été rasé pour construire le « Pierre Louis ».

Quels sont vos souvenirs de la vie dans le quartier des Chaprais ?

Rue de Belfort, il y avait le dépôt des Monts Jura de la famille Regnier. L'arrière grand père de Colette y était débardeur avec des bœufs pour transporter le bois vers 1880. A l’époque des machines à vapeur, les gamins couraient sur le pont des Cras pour se mettre dans la vapeur. Il y a eu aussi la « commune libre » et la « crèche comtoise » exprimée en patois qui permettait une expression populaire, contestataire et parfois anticléricale. On allait au cinéma au Rex, rue des Chaprais jusque dans les années 70. La place de la Liberté était animée.

Que pourrait-on améliorer ?

Arrêter les constructions à outrance. Sur le plan commercial, le quartier est encore bien vivant, il ne faudrait pas le tuer en chamboulant la circulation rue de Belfort.

Quels commerces fréquentez vous, à recommander aux Chaprais ?

Par exemple, les boulangeries, les fleuristes et l’épicerie fine de Martin et Muller.

Quels ont été vos rapports avec la mairie ?

J’ai fait partie du conseil municipal avec Jean Minjoz dans les années 60.

Si vous voulez proposer

d'autres portraits Dominique Bonnet en parle dans son blog
besanconinfo.blogspirit.com du 21.12.07

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